M’Michèle : l’entrevue

M’Michèle. Un nom d’artiste, un nom de groupe, mais surtout une jeune femme souriante qui a fort joyeusement accepté de me rencontrer pour discuter du projet dont elle est l’initatrice, de façon très informelle.

Joueuse de harpe électronique, malgré un passé musical assez éclectique -cours en harpe classique, BACC en clavier et technique en piano jazz, c’est totalement par hasard qu’elle a commencé à jouer de cet instrument et qu’elle s’est lancée dans le projet dont elle fait actuellement partie. « Je trouvais la musique « plate », je ne pensais pas faire ça de ma vie. Je me disais que j’allais faire ça pendant que j’étais jeune, puis arrêter », dit-elle elle-même. Son coup de tête a pourtant été bénéfique : un emprunt à la banque plus tard, elle avait sa harpe électronique entre les mains et tombait en amour avec cet instrument dont elle joue avec un naturel incroyable, comme si elle était née avec. Selon elle, c’est « viscéral, profond. Tu peux jouer fort, ou doux, et tu vas plus sentir ton instrument qu’avec un clavier. Un clavier, peu importe comment tu joues, ça fait toujours le même son. La harpe, tu « feeles » vraiment ce que tu joues. » Une affaire de tripes, une affaire de coeur.

Elle a tout d’abord fait plusieurs collaborations dans des bars, des représentations dans des soupers privés, pour ensuite faire partie d’un groupe, French Kiss, qui s’est démantelé. Son point de vue sur la chose ? « Tout ce que je fais actuellement, c’est la continuité de French Kiss. C’est juste un chemin que je suis. » Très tentée de poursuivre une carrière solo, c’est à DJ LaBrute qu’elle s’est d’abord adressée, pour ensuite composer et monter le petit groupe de musiciens-créateurs-improvisateurs qu’ils sont. Un clavier, une harpe et du mixage, pour donner le son électro électrisant -littéralement, mais aucunement agressif, sortant des hauts-parleurs qui les entourent lors de leurs prestations.
De petits spectacles pour commencer, un MySpace et une page Facebook il y a à peine un mois de cela, et le FMBM actuellement -une réelle chance pour eux. « C’est fou, on nous demande du matériel, des fois, des albums, pis on a encore rien ! Tout arrive, c’est en marche, mais on commence comme à la bonne place. Tout petit, pis ensuite, ça devient gros. » Et bien que la musique au Québec ne soit pas un milieu facile, la relève étant diversifiée et l’industrie du disque en chute libre, le tout est perçu comme un défi. « Je préfère que ce soit difficile et stimulant que facile et plate », dit M’Michèle en riant. En effet, que serait la vie sans défi ?

Et comment le futur du groupe est-il envisagé ? Un mini album en septembre, en tous cas, et de plus en plus de spectacles, histoire de promouvoir leur art. À suivre !
http://www.myspace.com/mmichelemusic

Frédéricke B.
Photos par Frédéricke Blouin

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