Grüv’n Brass

« Faut nous voir comme un groupe à tout faire. Beau temps, mauvais temps, on est là ! »

C’est ce que Robert-Étienne Siméon me dit en riant. Compositeur et saxophoniste de la fanfare dynamite (dynamique !) Grüv’n Brass, c’est avec plaisir qu’il a accepté ma timide demande d’entrevue, moi ayant été charmée par la musique entraînante, chaude et chaleureuse créée par le groupe. Un groupe ? Une famille, presque. Tous originaires de Sherbrooke, ces amis d’enfance ont fait leurs études ensemble, à quelques années d’intervalles parfois, plongés dans l’univers de la musique dès leur jeunesse. Inspirés par les groupes de leur temps, comme ceux d’autres époques -on cite donc autant Zappa que Zeppelin, Genesis, Rage Against the Machine ou les auteurs dits classiques, motivés par le contact avec le public, l’énergie des musiciens, et le côté organique et festif des cuivres, la fanfare dynamite est née il y a de cela huit ans. Comme quoi ça fait un petit moment qu’ils roulent leur bosse…
Tout d’abord six musiciens, ils ont effectué plusieurs contrats et même des tournées en France, dont une qui déboucha sur une collaboration avec une fanfare française, créant un collectif franco-québécois qui fit boule de neige… sur le nombre de musiciens de la fanfare. Parce que plus il y a de fous, plus on rit, plus il y avait de musiciens, plus l’esprit festif des compositions pouvait être restitué. « Ça apporte plus de contrastes, certains instruments faisant les graves alors que d’autres les aigus, pour une plus grande variété de timbres sonores et créer une musique plus riche », précise-t-il. « Les cuivres, c’est ce qui se rapproche le plus de la voix humaine, et ce qu’on cherche, c’est de rejoindre les gens, d’avoir un impact en jouant de nos instruments. »

Et comme il dit, ils sont un « groupe à tout faire. Tu nous demandes de jouer, dix minutes pis on est prêts, on peut jouer dans des endroits fixes ou dans la rue, on n’a pas besoin d’amplification sonore -et c’est rare quand même, dans les groupes de nos jours, animer une foule avant un évènement, n’importe quoi ! » Peut-être est-ce pour cela qu’ils ont faits plusieurs festivals cet été, dont le mondialement renommé Festival International de jazz de Montréal, et que le tout n’est pas encore terminé. C’est même loin d’être terminé ! Les projets découlant souvent des festivals et le Québec étant une province qui « n’a pas peur de l’originalité », mentionne-t-il avec un sourire joyeux, il y a de quoi parier qu’on n’a pas fini d’entendre parler de Grüv’n Brass.

http://www.gruvnbrass.com

Frédéricke B.
Photo par Frédéricke Blouin

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