Archives d’Auteur: jfspain

Derniers milles.

Le soleil décline sur la baie, les gens continuent de déambuler sur la rue, la bière se boit, on se prépare pour les derniers spectacles.  Mais, on évite d’en parler…  non le FMBM édition 2010 ne tire pas à sa fin.  Kilombo s’en vient, dans la côte Carter, à la fin du spectacle des « Parfaits inconnus ».  Terminé, le FMBM, pas avant que les derniers pas de danses ne se soient consumés.  Au milieu de la nuit, sous les feux des étoiles.  Nous boirons à sa santé.

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Édition unique.

Je le sais, je n’y étais pas hier soir…  Est-ce possible!!!  Manquer le meilleur spectacle que le FMBM propose cette année.  Bon.  Enfin, j’ai mes raisons.  Comme plusieurs d’entre vous, j’ai pris la décision, assumée, de ne pas assister à la représentation de Bassekou Kouyaté et Ngoni Ba.  Non pas par manque d’intérêt, bien au contraire. Pour avoir séjourné quelques mois en Afrique de l’Ouest, plus précisément au Burkina Faso, cousin du Malin, je n’avais que trop hâte d’assister à cette escalade de rythme sortis droit du coeur du continent où l’humanité tire son origine.  Cependant, je n’y assité point.  J’étais avec un ami et ses trois enfants, en camping.  Ne les voyant pas assez souvent dans une année, et comme plusieurs ils choisissent cette fin de semaine pour venir faire un tour dans le coin, j’ai profité de leur présence au site de camping C-104 du Parc Forillon.  Site duquel d’ailleurs nous avons entendu l’explosion des tambours en fin de spectacle vers 12:00.

Ainsi donc, nous manquons des prestations inédites, uniques, complètement novatrices à Gaspé (imaginez seulement l’idée de recevoir un groupe du Mali à Gaspé en 2000!  Impensable à l’époque, mais bien réel aujourd’hui.) pour passer la soirée au bord du feu avec les enfants; « off festival ».  C’est que, au dela des activités de jour sur la “maine” et des représentations, il se développe à chaque édition de l’événement, une faune venue de partout en province, avec les enfants, pour participer à leur FMBM.  Il y a 7 ans, la progéniture était dans la poussette; aujourd’hui, elle fait le defilé des enfants et demain, elle sera probablement bénévole avec nous, qui sait?  Voilà la beauté de la chose, le festival grandit pour la famille, et la famille à son tour grandit avec nous.  C’est ce que l’on appelle le partage et la transcendance.  Partage de la joie et du bonheur de vivre, le temps d’un instant, ailleur dans le monde mais les deux pieds sur le bord de notre baie, et transcendance d’une édition à une autre où à chaque fois, une dépendance et un sentiment d’appartenance de plus en plus fort s’émisse entre la population et les organisateurs de l’évènement.  Mais oui, les contraintes de la vie quotidienne s’impossent, comme toujours, dans l’entre fait de la fin de semaine, où les parents, malgré la qualité des activités programmées le jour et leur nombre hallucinant, doivent se plier aux besoins incessants de leurs rejetons pour un jour les amener à participer de façon autonome à leur FMBM.  C’est donc en l’honneur de tous ces parents amoureux de leurs enfants et attentionnés comme pas un que j’écris ces quelques lignes, pour les féliciter, d’être là nombreux, souriant et désireux de participer au FMBM à chaque année.  Merci  d’être contagieux, pour l’entourage comme pour nous, de votre joie de vivre et de votre plaisir à être ensemble, peu importe le spectacle.  On manque parfois de bons « show », mais de voir des enfants rire aux éclats en pédalant sur leur vélo, n’est ce pas là un spectacle inédit et ne passant qu’une fois dans nos vies?  Édition unique.

L’histoire en 3 dimensions.

Tout le monde reconnaît l’importance et l’ampleur de l’histoire que revêt la culture juive dans l’occident, mais d’aucun ne saurait bien nous décrire les images et les notes caractéristique de ce peuple.  Pendant que Socalled termine ses dernières lignes avec la foule de Gaspé, mes impressions à chaud.  Très apprécié comme spectacle et je ne pense pas me tromper en disant que le tout l’a été du côté de la foule comme de celui de la scène.  Énergique, passionné, vibrant, traditionnel (avec les turluttes de notre artiste principal), rythmé et empreint de transmission.  On sent que Socalled, plus que simplement se produire en avant-plan, désire pour beaucoup transmettre de cette culture musicale et l’histoire que cette dernière rappelle.   Sur les harmonies vocales, les excellentes prestations du clarinettiste M. David Krakauer, le charisme de Socalled aura charmé la foule qui en redemandait, tout autant que Gaspé aura su offrir de sa chaleur maritime au band présent.  « Quelque chose à voir avec le wild air du crazy Gaspé. »  – Socalled.  Faites du bruit…

Défilé

Salut les supporteurs du festival.  Et puis, vous êtes vous fait chauffer les oreilles pendant le passage des nombreux artistes qui ont défilé devant vous sur la rue…  et constater à quel point les couleurs explosaient de partout!!  Pour ma part, étant à l’intérieur de l’antre du dragon, sous les tambours de Kilombo, je peux vous dire que cette édition a été spéciale en ce sens que nous n’avons jamais autant reçu de chaleur et d’énergie de la part de la foule.  Gaspé se réchauffe!!!  D’ailleurs, présentement, pendant que M. Diouf ouvre l’enchaînement des spectacles à venir ce soir, la rue de la Reine est pleine, le côte Carter regorge de populace et le festival bat son plein.  Plaisir retrouvé, les gens sont au rendez-vous, et la température, fidèle, nous gâte encore cette année.  Il fait beau, il fait chaud, les gens sont au rendez-vous,  on peut le confirmer, c’est déjà un succès qui dépassera en nombre et en plaisir les éditions précédentes.  « Gaspé vous donnez des frissons!!! » – Think about live, présentement en show sur la place des retrouvailles.

Paysage culturel

Et musical…  N’est ce pas là une des missions première du FMBM ?  D’ailleurs, j’ai pour mon dire que la conscience de la population locale sur la diversité des musiques et cultures du monde fait un bon de 10 ans à chaque nouvelle édition !  Les deux représentations d’hier nous aurons permis de grandir un peu plus en ce sens, principalement avec la prestation de Boucar Diouf.  M. Diouf nous a fait traverser l’océan à coup d’enjambées burlesques sur trame de fond de forêt boréale pour nous dépeindre la culture québécoise francophone du point de vue d’un Sénégalais installé dans notre pays nordique.  Petite parenthèse à ce sujet, avez-vous déjà constaté que le Québec est la seule nation francophone du monde à vivre dans un environnement aussi nordique que le nôtre ?  Traits culturels vitaux de notre société : la forêt, la langue et l’expression quotidienne de cette singularité nous ont été présentées à travers le regard hébété du fils de nation entres autres polygame qui débarque à Gaspé en 1993 pour s’y reconstruire une vie.  À travers un humour rafraîchissant et différent (puisque issue de la côte est africaine), Boucar a su nous ouvrir toute grande la fenêtre du voyage culturelle qui s’annonce cette fin de semaine.  Proposée avec une délicatesse telle que nous n’y avons vu que du feu, cette relecture sénégalo-québécoise de notre société aura « mis une bûche dans l’poêle, réchauffé la place » et rassemblé la parenté Gaspésienne autour du festin annuel de la danse et de la musique du monde.  Accompagné sur scène de sa conjointe Caroline (dont j’oublie le nom de famille, mille excuses), de Frédéric Saint-Croix, Mathieu Fournier et François Landry, nous avons pu entendre des rythmes transcendants venant nous chercher les « trippes » assez pour que l’on plane encore de longues minutes après le spectacle.

La prestation suivante, de Carlos Placeres et ses acolytes, aura complété le travail pour nous descendre le tout bien tassé dans le bas ventre.  Plusieurs en auront dansé leur vie à s’en suer le péché en regardant le toujours surprenant duo de Fanny et Victor accomplir de magnifiques pas de salsa pendant que s’évertuaient sur scène 12 talentueux musiciens de la musique cubaine.  Quel voyage extraordinaire; félicitations à toute l’équipe de production et BRAVO Gaspé d’avoir adopté ce festival familiale qui nous est offert.  Familiale à ce point que je me sauve sur le champ pour aller me réchauffer les poignets en vu du défilé d’ouverture sur la rue de la Reine, ce soir à 18:00.  Couleusr, odeurs, merveilles et découvertes pour toute la famille seront au rendez-vous. Ne manquez pas ça, il sent bon la chaude ambiance du mois d’août, du bout du Monde qui vibre en son coeur déjà rempli de monde rassemblé pour leur party annuel.  Voilà comment on modifie un paysage régional, avec le coeur au ventre et le sourire aux lèvres.

Le paysage.

Les paysages.  C’est à partir de cette thématique que je vous proposerai, dans la mesure où je serai capable de contenir mes envolées « sur un même thème », de poser notre regard sur le festival.  Paysages humains, matériel, physique, géographique, bref, l’ensemble des éléments qui composent notre événement.  D’ailleurs, ce dernier s’inscrit dans un endroit vraiment unique, la baie de Gaspé, qui imprègne énormément l’ambiance et l’action ou se déroule le FMBM.  Je vous laisse d’ailleurs quelques clichés où l’on voit l’action prendre tranquillement place, comme le montage d’arrière scène d’une pièce de théâtre grandeur humaine qui marquera pendant 4 jours Gaspé et ses habitants.  Et action.