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«Ce qui reste à la fin, c’est comment le film est passé à travers soi» J.Binoche

Et voilà, une autre édition du FMBM de terminée. Pour moi, c’était la troisième édition d’un festival qui m’a conquise dès mon arrivée à Gaspé. Un festival accessible où la proximité avec les artistes est exceptionnelle, la passion des bénévoles ahurissante et l’énergie des festivalier-ières contagieuse. Tout semble toujours converger afin que chaque édition du festival soit un franc succès. La température, les artistes, les bénévoles et tous ceux qui de près où de loin mettent leur grain de sel dans cet événement qui semble mobiliser une bonne partie de la population.  Un peu comme tout ce qui m’arrive depuis que je suis installée dans cette ville… Il y a une bonne étoile à Gaspé, une sorte de magie du bout du monde qui veille sur ceux qui y ouvrent leur coeur.

Un festival, ce n’est pas que des spectacles. Nous aurions beau avoir eu les meilleurs musiciens du monde, le succès de l’événement dépend de ceux qui s’y déplacent. On peut dire qu’au Bout du Monde, y’a du du potentiel pour continuer cet événement pendant plusieurs années.

Et vous, qu’avez-vous aimé du festival? Quelles découvertes ont su vous charmer, vous faire vibrer? Qu’est-ce qui vous a moins plu? On aimerait vous entendre!

Sur ce je vous souhaite une bonne fin de festival et vous dit à l’année prochaine!

Mllemarceau pour le FMBM

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«Je sens la Terre qui tourne»

29 degrés celsius au thermomètre aujourd’hui. Et elle ne cesse de grimper à chaque ondulation des corps qui se trémoussent de scène en scène sous le soleil ardent comme du bacon à broil. Les bouteilles d’eau sont de mise, les torses nus enviés et la bière, incontournable.

Après 3 petites heures de sommeil, j’affronte la chaleur avec tout le courage que possède mon âme festivalière et débute la journée à 5h00 am au Parc Forillon avec Ragleela  (voir la chronique Ragleela: Tout le temps et n’importe quand) et dire qu’elle débuta à la hauteur de mes attentes serait peu dire. Suite à cette expérience inoubliable, comme beaucoup d’autres festivaliers-ières, j’eu l’idée d’aller prendre le petit dej à l’Anse au griffon, au café de l’anse. Pris de court par un café plein à craquer à 8h00 du matin, certains clients se sont transformés l’instant d’un moment en serveurs et une même en l’assistante du chef! L’ambiance était à la fête et les sourires éclatants, le déjeuner fut donc excellent!

J’ai aussi attendu avec impatience ainsi qu’avec un certain plaisir la prestation de Lake of Stew, dont la réputation chez les Marceau n’est plus à faire. J’ai donc fait ma groopie, assise à l’avant (puisqu’une blessure au genou m’empêche de danser…!) chantant les paroles comme une fillette devant les Backstreet Boys (mettons). Le spectacle était excellent et la foule a semblé être du même avis que moi. Bravo Lake of Stew!

La parade des enfants

Moment tendre pour mon coeur de mère, petit pirate qui rêve de cet instant depuis plusieurs jours a enfin son instant de gloire et montre à tous qu’il sera un jour un grand festivalier. Wow … Et il n’est pas le seul: la promesse d’une relève courageuse et aguerrie pour bientôt nous remplacer est bien réelle!

Apadooraï s’installe sur scène alors que les enfants et Kilombo en sortent. La description qu’en fait la brochure du festival laisse présager des mélodies transcendantes sur des airs de techno/accoustique… Je suis donc toute ouïe et prête à me faire gâter les oreilles. Et en vérité, la seule déception que j’y ai eu a été de ne pouvoir me lever et danser jusqu’à la dernière note. Le mariage entre batterie, guitare et didgeridoo, instrument traditionnellement utilisé par les aborigènes d’Australie en fait une musique actuelle, rythmée et transcendante. Une autre belle découverte du festival!

Ce soir, derniers spectacles du FMBM 2010, les parfaits inconnus viendront mettre un peu de leur circus delirius sous le chapiteau et un jam prometteur au Brise-Bise vers 22h viendra compléter cette soirée.

Les heures sont comptées, il faut en profiter!

Mllemarceau

Ragleela: Tout le temps et n’importe quand

Quel fût mon bonheur lorsque ce matin, vers 3h45 am, un café bien corsé m’attendait au sortir du lit, afin d’être en forme pour la prestation phénoménale de Ragleela au parc forillon, à 5h00 am, pour le salut au Soleil.

Premièrement, un levé de soleil au Cap Bon-ami est un spectacle capable à lui seul de vous faire frissonner et de vous faire croire aux pouvoirs tout puissants de dame nature. Qu’en est-il alors lorsque, au même moment où cet astre  brulant et rouge cerise sort d’une mer sans fin accompagné par les ryhtmes exotiques et transcendants de Ragleela? Difficle à dire mais tous ceux présents ce matin vous le diront: il vallait la peine de se lever à des heures où d’autres se sont couchés pour avoir l’honneur d’assister à cet événement. Une ambiance quasi-sacrée régnait parmi les gens réunis (qui étaient beaucoup plus nombreux que ce à quoi je m’attendais) et certains ont profité de la magie du moment pour s’adonner à la pratique du Tai-Chi.

Moment fort de la prestation: Lorsque le soleil a atteint les parois du Cap Bon-Ami en lui donnant une allure dorée indescriptible alors que les musiciens faisaient danser sitar, tablas, sansa et violon. Il est présentement 11h41, je suis chez-moi mais pourtant j’ai l’impression d’y être encore.

À tous ceux qui n’ont pu se rendre, ou qui ont passé à côté de l’événement, vous avez une chance de vous reprendre cet après-midi à 13h à la scène du bout du monde sur la rue de la Reine. Petit scoop, vous aurez la chance de voir le levé du soleil de ce matin, qui a été filmé durant la durée du spectacle au Cap Bon-Ami et qui sera projeté durant la représentation de cet après-midi. Ne vous gênez pas pour aller jaser avec les musiciens de leurs instruments ou de leurs inspirations, ils sont à la fois sympathiques et intéressants à entendre!

Un concept génial, à refaire certainement dans les années à venir.

Mllemarceau

L’Afrique, Les Indes, Haiti et l’Algérie en une journée!

Comme pour narguer la chaleur qui sévissait hier après-midi, les festivaliers ont pu se déhancher sur des ryhtmes enlevants, le sourire aux lèvres et ce, gratuitement. À voir le plaisir qui se propageait parmi la foule, je crois que cette journée fut une réussite pour le FMBM.

Vers 15h Oumar N’Diaye et ses musiciens ont fait hausser la température à des degrés élevés avec leur énergie débordante. Ils ont bien veillé à ce que les spectateurs ne chôment pas et ont même invité quelques festivaliers-ères à monter sur scène pour danser. Ce fut ensuite autour de Labess de nous émerveiller par leur sens du rythme, musique aux accents algériens et paroles engagées dans une voie de tolérance et de liberté dont le nom signifie «tout va bien». Une belle fusion entre les origines arabes du chanteur et le Québec actuel. J’aime!!

Ma soirée s’est ensuite principalement déroulée sous le chapiteau de la place des retrouvailles où l’Afrobeat de Wesli & le Wesli band ainsi que de Bassekou Kouyaté et Ngoni Ba était présenté. Il faut dire que j’avais des attentes très élevées envers deux groupes dont je ne connaissais peu de choses excepté une description sommaire mais je suis partie du chapiteau un peu sur ma faim. Les musiciens étaient excellent, la synergie avec la foule bien présente mais leurs rythmes manquait, à mon avis, d’un rien d’intensité. Oumar N’diaye a fait «groover» mes membres plus facilement cet après-midi là sur la rue de la Reine.

Pour la dernière journée du festival, surveillez Ragleela qui vous transporteront en un rien de temps du côté des Indes , Apadooraï et leur techno acoustique (je suis bien curieuse d’entendre ça!) ainsi que Lake of Stew,  folk americana dont je suis une fière mordue! Tous ces spectacles vous sont offerts gratuitement et à des heures différente sur la rue du Festival!

bon dimanche, festivaliers-ières!

Mllemarceau

Vendredi 13 au bout du monde

Ce matin, vers 7h30 am, Grille-Pain mon voisin est venu me sortir du sommeil en m’annonçant que bébé-perséide/bout du monde allait naître aujourd’hui. Wow! Un bébé du festival, tout beau, tout neuf en ce vendredi 13 qui fut loin d’être à la hauteur de mes superstitions juvéniles…

Beaucoup d’événements intéressants aujourd’hui dans le cadre du festival musique du bout du monde en débutant par l’ouverture des kiosques de la rue de la Reine où plusieurs artistes et artisans se sont chamaillés pour vider mon porte-feuille. Mes coups de coeur? Le kiosque d’Orbie, illustratrice de la région de Percé qui vous propose chandails, sacs, livres à colorier et même de vous transformer en personnage de bande dessinée pour quelques dollards seulement ! Bref, des souvenirs abordables, faits par une artiste de la région qui sauront attirer les regards et faire des envieux. Deuxième coup de coeur en ce qui a trait aux kiosques, celui de la Côte d’Ivoire où vous pouvez déguster gratuitement des plantains grillés ( délicieux!) en vous entretenant de cette région du globe avec les cuistôts. Succès garanti pour petits et grands gourmets.

Quelques heures à peine après le défilé du bout du monde, qui fut, soit dit en passant, très réussi, j’ai été initiée, balancée et foudroyée par l’univers de Socalled. Que dire? Les descriptions  que l’on fait du duo Socalled/David Krakaeur rendent une image bien pâle de ce qu’ils ont livré aux spectateurs réunis sous le chapiteau de la place des retrouvailles.  Comment peut-on arriver à insérer clarinette, hébreu et clavier aux traditionnels drums et guitare pour en faire une musique actuelle qui sait réchauffer les plus frilleux? Il fallait être sous le chapiteau en ce vendredi 13 pour voir cet événement prendre forme avec le talent de Socalled et David Krakaeur. À écouter mais surtout à vir puisque Socalled sait divertir la foule avec ses tours de magie et ses numéros. Une énergie contagieuse.

Comme toute bonne chose a une fin et que celle-ci arrive inévitablement toujours trop vite, je me rendis au Bar discothèque Le Campus pour y voir Radio Radio en prestation, encore sous le charme de Socalled. Je n’y ai pas eu de coup de coeur mais est-ce du au fait que l’engouement de la foule dans un espace aussi restreint rendait la promiscuité désagréable? Probablement.  N’empêche que le spectacle livré était excellent, la place bondée et les gens heureux. Un succès donc. Seul bémol, les gens croisés dans la rue espéraient obtenir une place  pour voir ce spectacle mais n’ont pas pu étant donné que la discothèque ne pouvait accueillir qu’un nombre limité de festivaliers.

Voilà, il est deux heures du matin, je sommeille devant mon écran mais avant de quitter je vous fait quelques suggestions pour la journée de demain qui comporte son lot de possibilités!

Ne passez pas à côté des ateliers de rythme, de création, de Gumboots et de Capoeira qui vous sont offerts par Kilombo, la Boite Blanche, Wôtak et Capoeira sul da bahia à partir de midi sur la rue de la Reine ou dans les environs.

Tous les nommer serait trop long mais LE groupe à ne pas manquer demain, à mon avis, Lake of stew avec son folk bluegrass americana. Au Campus à 23h30, soyez-y!

Une bonne nuit à vous, festivaliers et festivalières!

Mllemarceau