Archives de Catégorie: Musique du Bout du Monde 2010

Je me souviens

C’est terminé.

C’est difficile à concevoir. Le temps a bien vite passé, sous le soleil de Gaspé, pendant ce septième FMBM. Pour un premier festival pour ma pomme, j’ai tout simplement adoré. On m’avait tant vanté le festival et j’ai pu voir de mes propres yeux que ce n’était pas que du vent ! Côté musique, j’en ai eu plein les oreilles, de tous les styles imaginables, avec des musiciens présents, passionnés et heureux de nous faire découvrir, ou redécouvrir, leur musique. Des coups de coeur, de mon côté : SoCalled, Grüv’n Brass, Mi’Michèle, Wesli et le Wesli Band et Apadooraï, qui ont tous su, à leur façon, ravir mon coeur. Je regrette aussi de ne pas avoir pu tout voir, ou de ne pas avoir vu certaines prestations dans leur entièreté : au moins, il me reste des disques, des photos et des souvenirs !
J’ai aussi pu apprécier l’expertise des artistes du Café Graffiti lors de la réalisation de leur murale à côté du Brise-Glaces, la rigolote parade des enfants, le fou théâtre des Joyeux Bouchers, les acrobaties de Vous et moi la résonnance… tout. Et encore, je ne parle pas de la foule réceptive, dynamique et toujours prête à voir de nouvelles choses ! Je dirais ce que plusieurs artistes rencontrés m’ont dit : le public de Gaspé est présent et embarque dans tout, il aime fêter et montre aux artistes qu’ils sont aimés. C’est ce qui fait du festival Musique du Bout du Monde un tel succès, non ?




J’espère que vous avez apprécier ce blogue, ses journalistes, ses articles, ses photographies et l’ambiance qui y régnait. Pour moi, cette expérience a été incroyablement plaisante, même plus, et j’ai bon espoir que mes collègues ont apprécié. Je vous souhaite donc un bon repos -nécessaire après tant de plaisir !- et à peut-être un prochain festival !

Frédéricke Blouin, administratrice du blogue du FMBM
Photos par Frédéricke Blouin

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Travail efficace

Un désavantage du FMBM : trop de spectacles intéressants. Partout. En même temps.
Malheureusement, je n’ai toujours pas le don d’ubiquité et j’ai dû laisser tomber l’omniprésence au profit d’un autre don, lors de ma création. Je dois donc galoper d’un espace à l’autre, me faisant parcourir la Rue de la Reine au moins cinquante fois dans la même journée, bénissant le ciel que mon travail soit de justement voir les spectacles. Et encore, je ne parle pas des soirées ! Juste hier, il m’a fallut bien me dépêcher pour passer de SoCalled (bonheur pur, extase musicale, le chapiteau au complet en train de danser) à Radio Radio, présenté au Campus. Heureusement que je ne paie pas mes représentations, parce que sinon, je serais ruinée d’ici la fin du festival…
… merci, spectacles gratuits !
On peut surtout constater que je ne suis pas la seule à courir d’une place à l’autre, tout le monde ayant du pain sur la planche. Certains travaillent assez sérieusement, même autour de quelques sushis…




… alors que d’autres ont apparemment une méthode de travail plus détendue.

Et moi, avec mes gaufres et ma mitraillette (lire : mon appareil-photo) ? À quelque part entre les deux, j’imagine.
Ce soir, Lake of Stew au Campus, Ramon y su son au Brise-Bise et Bassekou Kouyaté et Ngoni Ba à la Place des Retrouvailles, en plus de plusieurs représentations théâtrales et autres groupes ; de belles promesses en perspective !

Frédéricke B.
Photos de Frédéricke Blouin

Défilé

Salut les supporteurs du festival.  Et puis, vous êtes vous fait chauffer les oreilles pendant le passage des nombreux artistes qui ont défilé devant vous sur la rue…  et constater à quel point les couleurs explosaient de partout!!  Pour ma part, étant à l’intérieur de l’antre du dragon, sous les tambours de Kilombo, je peux vous dire que cette édition a été spéciale en ce sens que nous n’avons jamais autant reçu de chaleur et d’énergie de la part de la foule.  Gaspé se réchauffe!!!  D’ailleurs, présentement, pendant que M. Diouf ouvre l’enchaînement des spectacles à venir ce soir, la rue de la Reine est pleine, le côte Carter regorge de populace et le festival bat son plein.  Plaisir retrouvé, les gens sont au rendez-vous, et la température, fidèle, nous gâte encore cette année.  Il fait beau, il fait chaud, les gens sont au rendez-vous,  on peut le confirmer, c’est déjà un succès qui dépassera en nombre et en plaisir les éditions précédentes.  « Gaspé vous donnez des frissons!!! » – Think about live, présentement en show sur la place des retrouvailles.

Paysage culturel

Et musical…  N’est ce pas là une des missions première du FMBM ?  D’ailleurs, j’ai pour mon dire que la conscience de la population locale sur la diversité des musiques et cultures du monde fait un bon de 10 ans à chaque nouvelle édition !  Les deux représentations d’hier nous aurons permis de grandir un peu plus en ce sens, principalement avec la prestation de Boucar Diouf.  M. Diouf nous a fait traverser l’océan à coup d’enjambées burlesques sur trame de fond de forêt boréale pour nous dépeindre la culture québécoise francophone du point de vue d’un Sénégalais installé dans notre pays nordique.  Petite parenthèse à ce sujet, avez-vous déjà constaté que le Québec est la seule nation francophone du monde à vivre dans un environnement aussi nordique que le nôtre ?  Traits culturels vitaux de notre société : la forêt, la langue et l’expression quotidienne de cette singularité nous ont été présentées à travers le regard hébété du fils de nation entres autres polygame qui débarque à Gaspé en 1993 pour s’y reconstruire une vie.  À travers un humour rafraîchissant et différent (puisque issue de la côte est africaine), Boucar a su nous ouvrir toute grande la fenêtre du voyage culturelle qui s’annonce cette fin de semaine.  Proposée avec une délicatesse telle que nous n’y avons vu que du feu, cette relecture sénégalo-québécoise de notre société aura « mis une bûche dans l’poêle, réchauffé la place » et rassemblé la parenté Gaspésienne autour du festin annuel de la danse et de la musique du monde.  Accompagné sur scène de sa conjointe Caroline (dont j’oublie le nom de famille, mille excuses), de Frédéric Saint-Croix, Mathieu Fournier et François Landry, nous avons pu entendre des rythmes transcendants venant nous chercher les « trippes » assez pour que l’on plane encore de longues minutes après le spectacle.

La prestation suivante, de Carlos Placeres et ses acolytes, aura complété le travail pour nous descendre le tout bien tassé dans le bas ventre.  Plusieurs en auront dansé leur vie à s’en suer le péché en regardant le toujours surprenant duo de Fanny et Victor accomplir de magnifiques pas de salsa pendant que s’évertuaient sur scène 12 talentueux musiciens de la musique cubaine.  Quel voyage extraordinaire; félicitations à toute l’équipe de production et BRAVO Gaspé d’avoir adopté ce festival familiale qui nous est offert.  Familiale à ce point que je me sauve sur le champ pour aller me réchauffer les poignets en vu du défilé d’ouverture sur la rue de la Reine, ce soir à 18:00.  Couleusr, odeurs, merveilles et découvertes pour toute la famille seront au rendez-vous. Ne manquez pas ça, il sent bon la chaude ambiance du mois d’août, du bout du Monde qui vibre en son coeur déjà rempli de monde rassemblé pour leur party annuel.  Voilà comment on modifie un paysage régional, avec le coeur au ventre et le sourire aux lèvres.

Bébé du Bout du Monde

Encore aucun article de la part de Grille-Pain ?
Je vous rassure, rien de grave lui est arrivé… que son bébé qui pointe son nez en ce chaud vendredi 13 !

Trois jours pour danser comme une pro

Hier soir, sur les rythmes chauds de Carlos Placeres, il y avait moi, Cuba et… Patrick Swayse. D’accord, ce dernier était uniquement dans ma tête. Mais c’est que les rythmes endiablés de Carlos Placeres m’ont tout droit transportée dans la peau de l’héroïne du film Danse lascive. Et en voyant le groupe Salsa Descala se trémousser au son des cuivres, je me suis dit : « moi aussi je peux apprendre à danser comme une vraie pro! » Je me suis donc mise à la recherche des cours de danse que le festival offrait durant le week-end. Croyez-moi, il y a de quoi faire fureur dans les discothèques :

Samedi midi, le groupe Wôtak donne des ateliers de gumboots. Le gumboots, c’est puissant, c’est sportif et ça fait ressortir la rage de vivre!

Samedi, à 14 h et dimanche à 15 h, Christiane Conde donne des cours de danse africaine. Déjà, je suis jalouse. Elle est belle, elle a un sourire à craquer et elle danse comme une déesse!

Et dimanche, 10h30, Ann Bernard donne des cours de Boleadoras. Ça… c’est indescriptible. Cette danse a une telle puissance, à mi-chemin entre le flamenco et l’arme de guerre.

Alors, Mesdames et Messieurs, on met sa gêne de côté, on prend son courage à deux mains et on se fait aller le popotin!

Que la fête commence !

Festival [fɛs.ti.val] n.m. Représentation artistique donnée à une époque fixe et sur un thème précis.
LIntern@ute, encyclopédie

N’est-ce que cela, un festival ?
Si oui, le festival Musique du Bout du Monde est une « représentation artistique donnée à une époque fixe et sur un thème précis » qui a un mordant tout particulier, une saveur qui, au fond, n’est justement pas qu’une seule saveur. Comment décrire ces festivités aux couleurs locales et internationales autrement qu’en les vivant, qu’en étant au coeur des rires, du soleil et des explosions de bonheur s’affichant sur les visages des gens ? C’est au rythme des sourires et de la musique que Gaspé vibrera, du 12 au 15 août, accueillant en son ventre des artistes dynamiques de tous les horizons et de toutes les disciplines artistiques, se partageant la danse, le chant, la musique, le théâtre et le bonheur. Au coeur de ce festival se promèneront, avides et curieux, cinq blogueurs à l’affût du moindre spectacle, prêts à dégainer leur ordinateur plus vite que Lucky Luke son fusil. Tout aussi enthousiastes que les autres visiteurs, ils vous feront part de leurs impressions sur ce blogue, essayant de retransmettre au meilleur de leurs capacités la magie du festival.

À vos marques ? Prêts ? Fêtez !

Frédéricke B., administratrice du blogue