Ragleela: Tout le temps et n’importe quand

Quel fût mon bonheur lorsque ce matin, vers 3h45 am, un café bien corsé m’attendait au sortir du lit, afin d’être en forme pour la prestation phénoménale de Ragleela au parc forillon, à 5h00 am, pour le salut au Soleil.

Premièrement, un levé de soleil au Cap Bon-ami est un spectacle capable à lui seul de vous faire frissonner et de vous faire croire aux pouvoirs tout puissants de dame nature. Qu’en est-il alors lorsque, au même moment où cet astre  brulant et rouge cerise sort d’une mer sans fin accompagné par les ryhtmes exotiques et transcendants de Ragleela? Difficle à dire mais tous ceux présents ce matin vous le diront: il vallait la peine de se lever à des heures où d’autres se sont couchés pour avoir l’honneur d’assister à cet événement. Une ambiance quasi-sacrée régnait parmi les gens réunis (qui étaient beaucoup plus nombreux que ce à quoi je m’attendais) et certains ont profité de la magie du moment pour s’adonner à la pratique du Tai-Chi.

Moment fort de la prestation: Lorsque le soleil a atteint les parois du Cap Bon-Ami en lui donnant une allure dorée indescriptible alors que les musiciens faisaient danser sitar, tablas, sansa et violon. Il est présentement 11h41, je suis chez-moi mais pourtant j’ai l’impression d’y être encore.

À tous ceux qui n’ont pu se rendre, ou qui ont passé à côté de l’événement, vous avez une chance de vous reprendre cet après-midi à 13h à la scène du bout du monde sur la rue de la Reine. Petit scoop, vous aurez la chance de voir le levé du soleil de ce matin, qui a été filmé durant la durée du spectacle au Cap Bon-Ami et qui sera projeté durant la représentation de cet après-midi. Ne vous gênez pas pour aller jaser avec les musiciens de leurs instruments ou de leurs inspirations, ils sont à la fois sympathiques et intéressants à entendre!

Un concept génial, à refaire certainement dans les années à venir.

Mllemarceau

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Encore une belle édition!

Wow! Un mot si simple à employer, mais qui veut tout dire durant des moments intenses comme ceux que nous fait vivre le Festival Musique du Bout du Monde. Ce que j’aime particulièrement cette année, c’est la diversité, qui justement, nous surprend, nous permet de découvrir de nouveaux groupes et genres musicaux et fait plaisir à nos oreilles! Premier coup de coeur, M’michèle, un groupe de Montréal qui vient tout juste de naître et qui fait partie selon moi des groupes «underground» à surveiller au courant de la prochaine année. Lorsqu’on les voit jouer, on a l’impression qu’ils jouent ensemble depuis toujours! Dommage qu’ils étaient là pour une journée seulement! J’aurais aimé en avoir plus!

Pour en savoir plus sur ce groupe, lisez l’entrevue réalisée par ma collègue Mlle imparfaite.

Juste après avoir découvert ce merveilleux groupe, un grand moment du festival prenait place; « ‘Le Grand défilé du Bout du Monde »’. Comme chaque année, c’est selon moi le moment fort de la fin de semaine, car il est le plus rassembleur. On a l’impression que tout Gaspé se retrouve au même endroit pour célébrer ensemble. Des familles, des amis, des collègues s’y retrouvent et bien sûr des artistes talentueux qui défilent sur la rue de la Reine. Pour ceux qui auraient envie de revivre ce moment ou qui n’ont pas pu y assister, voici un petit montage photo!

Pièce musicale: Grüv’N Brass – On tour for the week – end
Site Internet: www.gruvnbrass.com

Pour ce qui est des spectacles, il y en a pour tous les goûts cette année, Carlos Placeres qui nous a rappelé qu’on avait des hanches grâce à ces airs de salsa cubaine, Think About life, une explosion de couleurs et de musique, Socalled et David Krakauer des musiciens à couper le souffle, Wesli et le Weslie Band, l’énergie à l’état pur et Bassekou Kouyate et Ngoni Ba qui nous on fait voyager en Afrique avec leurs instruments et leurs rythmes peu ordinaires. C’est sans compter tous les artistes qui se promènent dans la rue, les acrobates, musiciens, danseurs et amuseurs publics.

Bref, je peux officiellement vous dire tout de suite que la 7e édition du Festival Musique du Bout du Monde sera une réussite encore une fois!

L’Afrique, Les Indes, Haiti et l’Algérie en une journée!

Comme pour narguer la chaleur qui sévissait hier après-midi, les festivaliers ont pu se déhancher sur des ryhtmes enlevants, le sourire aux lèvres et ce, gratuitement. À voir le plaisir qui se propageait parmi la foule, je crois que cette journée fut une réussite pour le FMBM.

Vers 15h Oumar N’Diaye et ses musiciens ont fait hausser la température à des degrés élevés avec leur énergie débordante. Ils ont bien veillé à ce que les spectateurs ne chôment pas et ont même invité quelques festivaliers-ères à monter sur scène pour danser. Ce fut ensuite autour de Labess de nous émerveiller par leur sens du rythme, musique aux accents algériens et paroles engagées dans une voie de tolérance et de liberté dont le nom signifie «tout va bien». Une belle fusion entre les origines arabes du chanteur et le Québec actuel. J’aime!!

Ma soirée s’est ensuite principalement déroulée sous le chapiteau de la place des retrouvailles où l’Afrobeat de Wesli & le Wesli band ainsi que de Bassekou Kouyaté et Ngoni Ba était présenté. Il faut dire que j’avais des attentes très élevées envers deux groupes dont je ne connaissais peu de choses excepté une description sommaire mais je suis partie du chapiteau un peu sur ma faim. Les musiciens étaient excellent, la synergie avec la foule bien présente mais leurs rythmes manquait, à mon avis, d’un rien d’intensité. Oumar N’diaye a fait «groover» mes membres plus facilement cet après-midi là sur la rue de la Reine.

Pour la dernière journée du festival, surveillez Ragleela qui vous transporteront en un rien de temps du côté des Indes , Apadooraï et leur techno acoustique (je suis bien curieuse d’entendre ça!) ainsi que Lake of Stew,  folk americana dont je suis une fière mordue! Tous ces spectacles vous sont offerts gratuitement et à des heures différente sur la rue du Festival!

bon dimanche, festivaliers-ières!

Mllemarceau

De près et de loin


Comme il faisait beau et chaud, en cette troisième journée de festival ! Une journée où les spectacles ont été nombreux, autant ceux programmés que ceux improvisés par certains festivaliers bourrés de talents, et où l’énergie était palpable. Et ça, ce n’était pas que de la part des festivaliers, les artistes ayant leur mot à dire dans l’affaire ! Il faut dire qu’entre les représentations et les ateliers donnés au public, il faut bien avoir de quoi fonctionner à plein régime… quoique les fêtards ne donnaient pas leur place non plus.





La soirée a également été mouvementée, les spectacles étant nombreux en Gaspé. Pour ma part, c’est sous le chapiteau que ma soirée s’est déroulée. J’ai donc commencé à fêter avec Grüv’n Brass, pour ensuite tout à fait danser et m’amuser avec Wesli et le Wesli Band, j’ai rit de l’humour décapant des Joyeux Bouchers et j’ai finit le tout en beauté avec Bassekou Kouyaté & Ngoni Ba. C’est donc un peu fatiguée de ma journée que je vais me coucher, un peu abasourdie que demain, le festival finisse déjà. Le temps passe vite quand on s’amuse, non ? Je trouve que des fois, il passe même un peu trop vite…

Frédéricke B.
Photos par Frédéricke Blouin

Grüv’n Brass

« Faut nous voir comme un groupe à tout faire. Beau temps, mauvais temps, on est là ! »

C’est ce que Robert-Étienne Siméon me dit en riant. Compositeur et saxophoniste de la fanfare dynamite (dynamique !) Grüv’n Brass, c’est avec plaisir qu’il a accepté ma timide demande d’entrevue, moi ayant été charmée par la musique entraînante, chaude et chaleureuse créée par le groupe. Un groupe ? Une famille, presque. Tous originaires de Sherbrooke, ces amis d’enfance ont fait leurs études ensemble, à quelques années d’intervalles parfois, plongés dans l’univers de la musique dès leur jeunesse. Inspirés par les groupes de leur temps, comme ceux d’autres époques -on cite donc autant Zappa que Zeppelin, Genesis, Rage Against the Machine ou les auteurs dits classiques, motivés par le contact avec le public, l’énergie des musiciens, et le côté organique et festif des cuivres, la fanfare dynamite est née il y a de cela huit ans. Comme quoi ça fait un petit moment qu’ils roulent leur bosse…
Tout d’abord six musiciens, ils ont effectué plusieurs contrats et même des tournées en France, dont une qui déboucha sur une collaboration avec une fanfare française, créant un collectif franco-québécois qui fit boule de neige… sur le nombre de musiciens de la fanfare. Parce que plus il y a de fous, plus on rit, plus il y avait de musiciens, plus l’esprit festif des compositions pouvait être restitué. « Ça apporte plus de contrastes, certains instruments faisant les graves alors que d’autres les aigus, pour une plus grande variété de timbres sonores et créer une musique plus riche », précise-t-il. « Les cuivres, c’est ce qui se rapproche le plus de la voix humaine, et ce qu’on cherche, c’est de rejoindre les gens, d’avoir un impact en jouant de nos instruments. »

Et comme il dit, ils sont un « groupe à tout faire. Tu nous demandes de jouer, dix minutes pis on est prêts, on peut jouer dans des endroits fixes ou dans la rue, on n’a pas besoin d’amplification sonore -et c’est rare quand même, dans les groupes de nos jours, animer une foule avant un évènement, n’importe quoi ! » Peut-être est-ce pour cela qu’ils ont faits plusieurs festivals cet été, dont le mondialement renommé Festival International de jazz de Montréal, et que le tout n’est pas encore terminé. C’est même loin d’être terminé ! Les projets découlant souvent des festivals et le Québec étant une province qui « n’a pas peur de l’originalité », mentionne-t-il avec un sourire joyeux, il y a de quoi parier qu’on n’a pas fini d’entendre parler de Grüv’n Brass.

http://www.gruvnbrass.com

Frédéricke B.
Photo par Frédéricke Blouin

Entrevue avec Bassekou

Ce soir à 20h30, précédé de Wesli et le Wesli Band!

Travail efficace

Un désavantage du FMBM : trop de spectacles intéressants. Partout. En même temps.
Malheureusement, je n’ai toujours pas le don d’ubiquité et j’ai dû laisser tomber l’omniprésence au profit d’un autre don, lors de ma création. Je dois donc galoper d’un espace à l’autre, me faisant parcourir la Rue de la Reine au moins cinquante fois dans la même journée, bénissant le ciel que mon travail soit de justement voir les spectacles. Et encore, je ne parle pas des soirées ! Juste hier, il m’a fallut bien me dépêcher pour passer de SoCalled (bonheur pur, extase musicale, le chapiteau au complet en train de danser) à Radio Radio, présenté au Campus. Heureusement que je ne paie pas mes représentations, parce que sinon, je serais ruinée d’ici la fin du festival…
… merci, spectacles gratuits !
On peut surtout constater que je ne suis pas la seule à courir d’une place à l’autre, tout le monde ayant du pain sur la planche. Certains travaillent assez sérieusement, même autour de quelques sushis…




… alors que d’autres ont apparemment une méthode de travail plus détendue.

Et moi, avec mes gaufres et ma mitraillette (lire : mon appareil-photo) ? À quelque part entre les deux, j’imagine.
Ce soir, Lake of Stew au Campus, Ramon y su son au Brise-Bise et Bassekou Kouyaté et Ngoni Ba à la Place des Retrouvailles, en plus de plusieurs représentations théâtrales et autres groupes ; de belles promesses en perspective !

Frédéricke B.
Photos de Frédéricke Blouin